Zineb Détruire le fascisme Islamique

Parution 20 octobre 2016

Dans ce texte fondateur et sans langue de bois, Zineb El Rhazoui révèle la stratégie réelle d'expansion du fascisme islamique en Occident et comment les islamistes ont transformé des démocrates convaincus en leurs alliés sur la voie de la Oumma. Dans leur guerre à l'extrême droite, les collaborationnistes du fascisme islamique ont oublié qu'ils défendaient désormais la nouvelle extrême droite meurtrière. Racistes et islamistes disent la même chose : les Musulmans ne sont pas des individus, mais une communauté. Cet ouvrage est un signal d'alarme, au nom de ces millions d'anonymes qui vivent chaque jour sous le joug du fascisme islamique, contre l'entreprise d'inversion morale des valeurs universelles de liberté.

Rendue mondialement célèbre suite aux attentats de Charlie Hebdo dont elle fut rescapée, Zineb est une journaliste diplômée en sociologie des religions de l'EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris). Athée de culture musulmane, militante des droits de l'homme et des libertés individuelles, elle est sous la menace de plusieurs fatwas de mort. ZIneb est aujourd'hui la femme la plus protégée de France. Acheter 

Le Point 
Peut-on comparer fascisme et islamisme ? C'est l'avis d'Hamed Abdel-Samad, libre-penseur germano-égyptien vivant sous protection policière et dont l'essai polémique Le Fascisme islamique, après des péripéties éditoriales, sortira finalement en 2017 chez Grasset. C'est aussi l'avis de Zineb El Rhazoui, journaliste franco-marocaine et militante féministe menacée de plusieurs fatwas, qui a échappé à la mort en étant en vacances le 7 janvier 2015, jour où ses collègues tombaient sous les balles des frères Kouachi. Après avoir quitté Charlie Hebdo le 9 septembre, la trentenaire publie aujourd'hui Détruire le fascisme islamique, court mais brûlant texte qui s'en prend aux islamistes comme aux « collaborationnistes » français qui, selon elle, ont oublié que les musulmans ne sont pas une communauté, mais des individus. Entretien.

Vous dédiez votre livre aux « athées musulmans ». Est-ce parce qu'ils ne sont guère représentés dans les médias aujourd'hui?
Zineb El Rhazoui : Pour moi, le seul mécanisme de représentation valable et légitime dans une démocratie, c'est le vote. Il n'y a donc pas plus de gens qui représentent réellement les athées musulmans que de gens qui représentent les musulmans croyants en France. Je pense à tous ces représentants communautaires autoproclamés qui ne représentent qu'eux-mêmes et qui n'aurait jamais dû être des interlocuteurs de la République. Pour en revenir aux athées musulmans, ils existent, ils sont nombreux, et je leur dédie ce livre parce qu'en France, on est en train d'adouber l'idée que les musulmans seraient une race. Quand on critique l'idéologie islamique, on est forcément raciste. Eh bien non ! Le fait est que les sociétés musulmanes sont aussi diverses que toutes les sociétés dans le monde et elles ont aussi énormément de libres-penseurs et d'athées qui sont hélas réprimés. Ces personnes font preuve de beaucoup de courage. Mais ils ne sont pas aussi minoritaires qu'on pourrait le penser. On a tendance à oublier que la première impulsion du Printemps arabe a été faite par une jeunesse libertaire qui voulait une société laïque. Évidemment, on sait comment les islamistes ont récupéré le mouvement. C'est ce qui se passe aujourd'hui en Europe. Les islamistes volent des luttes auxquelles ils n'ont jamais contribué, ils volent des concepts qui ne sont pas les leurs, voire qu'ils ont combattus. Aujourd'hui, ces islamistes se prévalent de démocratie, d'antiracisme, alors qu'on sait bien qu'ils sont très éloignés de la démocratie et qu'ils sont les tenants d'une idéologie extrêmement raciste.
Vous revenez sur le fameux terme « islamophobie ». Pour vous, ce serait une « ruse sémantique »...  >>>Lire la suite 

 

Via AliciaFrance